Pourtant ils étaient jeunes
Envoyés loin pour mourir
Tirés par des canons
Oubliant leurs désirs
Pliant sous les ordres
Bousculés par des chocs
Dans la boue le désordre
Des rats qui se moquent
L'eau stagne à côté du corps
Yeux vidés camarades en sanglots
Chaussures pleines, les morals n'étaient pas forts
Dans nos coeurs que des regrets
Éboueurs des âmes sensibles
Fusils prêts à cibler
Quelle tâche pénible
Pour les cribler.